De la Ferté Saint-Aubin à Oléron : voyage en famille en Charente-Maritime

Nous nous sommes levés vers 8 h 00, plutôt reposés par cette nuit passée à Orléans. Après avoir fait le ménage, nous sommes remontés en voiture vers 10 h 00 en direction du château de la Ferté Saint-Aubin.

Avancées par étapes

Une première partie de la journée consistait à faire le parcours des poisons avec les enfants. Une façon ludique et agréable pour nous faire parcourir les 40 hectares du parc historique. Une belle manière également de nous donner un très bel aperçu du château de l’extérieur. Nous avons donc passé près de deux heures à répondre aux énigmes, à essayer toutes sortes de jeux en plein air dont celui des étriers qui a failli nous faire perdre Sarith… tellement elle a pu rire.

La seconde partie nous a amenés à déambuler dans la quinzaine de pièces du château. J’ai particulièrement aimé les cuisines. Mais nous n’avons pas pu profiter des madeleines au miel qui y sont fabriquées… ce qui nous obligera à y retourner 🙂

Puis nous avons repris la route pour le sud-sud-ouest. Car, sur une proposition très sympathique de Renaud, nous nous sommes décidés à visiter sa région où il y possède une petite maison, à Pessines dans le Saintonge !

Les endroits visités en Charente

Pessines (1)

On n’y a pas vu grand-chose à part la maison de Renaud. C’est une petite commune située entre Saintes et Royan de quelques centaines d’habitants. Pas si inintéressant puisqu’en allant se promener, on a trouvé quelques silex taillés dans un champ à proximité. Ces petits cailloux taillés, témoins d’une présence humaine très ancienne, ont immédiatement captivé les enfants. On s’est amusés à les regarder sous toutes les coutures, à imaginer les gestes de ceux qui les avaient façonnés il y a des milliers d’années. Une découverte simple, presque anodine, mais qui a donné un petit air d’aventure à notre lieu de villégiature.

Saintes (2)

Saintes, en revanche, m’a beaucoup plus !

Pour son passé gallo-romain déjà avec l’Arc de Germanicus qui marquait l’entrée principale de la ville. Le monument destiné à être détruit fut sauvé par Prosper Mérimée et déplacé place Bassompierre. L’autre vestige antique est l’amphithéâtre achevé sous le règne de Claude où l’on a pu assister à un petit spectacle nocturne.

Pour son passé gallo-romain déjà avec l’Arc de Germanicus qui marquait l’entrée principale de la ville. Le monument destiné à être détruit fut sauvé par Prosper Mérimée et déplacé place Bassompierre. L’autre vestige antique est l’amphithéâtre achevé sous le règne de Claude où l’on a pu assister à un petit spectacle nocturne.

Pour son passé plus récent également. Nous avons pu découvrir l’histoire du fleuve à bord d’une gabare. La ville est petite, moins de 30 000 habitants. Mais elle est chargée d’histoire et a un charme plus que certain. On a aimé se perdre dans ses ruelles, sentir la Charente juste à côté, et imaginer les siècles qui se sont succédé ici. Entre les pierres romaines et les maisons plus récentes, Saintes a quelque chose d’apaisant et de vivant à la fois.

Royan (3)

Un peu plus petite que Saintes, la ville est une station balnéaire située à l’embouchure de la Gironde. C’est sur cette plage que nous nous rendions pour se baigner. Après les kilomètres de route, plonger les pieds dans le sable et sentir l’odeur de l’océan a fait un bien fou. Les enfants ont couru, ont joué dans les vagues, et on a tous apprécié cette parenthèse marine. Royan, avec son front de mer et son ambiance de station, reste un classique de la côte charentaise, parfait pour une pause baignade en famille.

La grande côte – St Palais sur mer (4)

Plus au nord, c’est un autre endroit pour aller se baigner. La plage de la Grande Côte offre un cadre un peu plus sauvage, avec ses dunes et son horizon dégagé. On y a trouvé de l’espace, moins de monde que sur certaines plages plus connues, et une belle lumière en fin de journée. Les enfants ont encore pu s’amuser dans l’eau tandis que nous profitons simplement du bruit des vagues. Un coin idéal pour allonger le plaisir de la baignade sans se sentir trop serrés.

Grottes de Régulus (5)

Ce sont de véritables maisons troglodytes creusées dans les falaises calcaires de Meschers. Elles ont été occupées depuis l’époque préhistorique et ont connu des fortunes diverses. Au XIXe siècle, elles ont attiré une population désireuse de bains de mer. Les cavernes devinrent ainsi, soit des guinguettes, soit des logements privés. La dernière habitante s’est d’ailleurs éteinte en 1923. Marcher le long de ces falaises, imaginer la vie dans ces caves ouvertes sur l’océan, a été assez saisissant. On sentait vraiment le mélange d’histoire et de nature. Les enfants ont adoré grimper un peu, regarder les ouvertures dans la roche et écouter les histoires de ces anciens habitants des falaises.

Pisany (6)

Le principal intérêt de cette petite commune sont les halles médiévales et… les halles médiévales 😊

Ces vieilles halles, avec leur charpente et leur architecture simple, ont un vrai charme. On s’y est arrêtés un moment, on a tourné autour, on a imaginé le marché d’autrefois. C’est le genre de lieu qui ne prend pas beaucoup de temps mais qui marque, justement parce qu’il est modeste et authentique. Pisany, c’est une halte discrète qui fait du bien entre deux étapes plus touristiques.

Le Paléosite (7)

Le Paléosite, à Saint-Césaire, nous a plongés dans la préhistoire. Entre les reconstitutions, les ateliers et les espaces dédiés à Neandertal, on a passé un moment vraiment instructif et ludique. Les enfants ont pu manipuler, observer, et se rendre compte de la vie de nos lointains ancêtres. C’est un lieu qui parle aussi bien aux petits qu’aux grands, avec une scénographie claire et des explications accessibles. On en est ressortis avec plein d’images en tête et l’envie d’en savoir encore plus sur cette période lointaine. Ma fille se souviendra longtemps avoir été capturée par un couple de Néanderthaliens qui menaçaient d’en faire leur repas 😀

La Citadelle – Oléron (8)

Sur l’île d’Oléron, la citadelle de Château-d’Oléron nous a impressionnés par son architecture et son histoire militaire. La vue sur le port et sur les toits alentour est belle, et l’ambiance reste agréable même en période estivale. Juste à côté, on a découvert la sphère maritime : une très belle sculpture en bois d’échouage, en algues et en cordages, de 3 m 60, réalisée par Philippe Ardy. Cette œuvre contemporaine, posée là, dialogue parfaitement avec le paysage maritime. On a passé un moment à la regarder sous différents angles, fascinés par le travail de récupération et de création.

Talmont(9)

Talmont, perché sur son promontoire face à l’estuaire, est un village qui a quelque chose de presque irréel. Ses petites rues, ses maisons basses et surtout son église romane Saint-Radegonde, collée à la falaise, créent une atmosphère unique. On s’y est promenés tranquillement, on a admiré la vue sur la Gironde, et on a senti ce mélange de calme et de beauté un peu sauvage. C’est le genre d’endroit où l’on a envie de s’asseoir un moment et de ne rien faire d’autre que regarder.

Site gallo-romain du Fâ (10)

Le site du Fâ, à Barzan, nous a ramenés une nouvelle fois dans l’Antiquité. Les vestiges du temple, des thermes et de l’ensemble gallo-romain sont bien mis en valeur. Marcher sur ces anciennes pierres, imaginer la vie de la ville antique qui s’étendait ici, a été une belle expérience. Le lieu est grand, aéré, et permet de bien comprendre l’organisation d’un site gallo-romain. Les enfants ont apprécié de pouvoir explorer librement et de poser plein de questions.

Brouage (11)

Brouage, avec ses remparts et son plan en damier, reste un village fortifié très impressionnant. On a marché le long des fortifications, on a traversé les rues rectilignes, et on a senti l’histoire militaire et commerciale de ce port autrefois important. Même si la mer s’est retirée depuis longtemps, l’ambiance reste particulière. C’est un lieu qui invite à la promenade et à l’imagination : on y devine facilement les bateaux, les marchands et les soldats d’autrefois.

Chemin du retour

Retour par Angoulême et sa cathédrale Saint-Pierre. Elle date de 1140 et a comme particularité d’être romane. Elle a une façade richement sculptée avec l’évangélisation des apôtres, l’ascension du Christ et son retour à la fin des temps. On a pris le temps d’admirer ces sculptures, vraiment remarquables, avant de reprendre la route.

Arrêt au château des ducs de Bourbon à Montluçon. Ce château, perché au-dessus de la ville, offre une belle silhouette et un bel aperçu de l’histoire locale. On s’y est arrêtés un moment, le temps d’en faire le tour et d’apprécier la vue.

Puis Paray-le-Monial, dernière étape avant de regagner nos pénates. La basilique et l’ambiance de la ville ont conclu ce long périple de façon paisible.

Eric

Eric Djebari Né à Colmar Vivant à Strasbourg

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