Le rempart de la Lutèce gauloise retrouvé sous l’Hôtel-Dieu

Auteur(s) : Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), en lien avec le Département d’histoire de l’architecture et d’archéologie de Paris (DHAAP / Ville de Paris) et la DRAC Île-de-France

Date de publication : 23 septembre 2026

Revue, maison d’édition ou site : Site officiel de l’Inrap

Nature du document : Communiqué d’actualité scientifique / communiqué de presse institutionnel d’archéologie préventive.


Sous les fondations de l’Hôtel-Dieu, le sol parisien livre un secret majeur. Les fouilles actuelles réouvrent le dossier sur les origines de la cité. En effet, cette découverte éclaire d’un jour nouveau l’histoire du peuple des Parisii.

Une énigme archéologique enfin résolue sur l’île de la Cité

Jules César mentionnait déjà une fortification insulaire sur la Seine dans ses écrits. Pourtant, les chantiers du XXᵉ siècle contredisaient régulièrement ce témoignage historique.

Les artefacts découverts jusqu’ici ne remontaient jamais avant la conquête romaine. Par conséquent, les spécialistes doutaient de l’emplacement exact de l’oppidum originel.

Les vestiges d’un mur gaulois monumental sous le pavé parisien

Les fouilles préventives menées par l’Inrap changent désormais la donne. À plusieurs mètres de profondeur, l’équipe a dégagé un ensemble spectaculaire :

  • Un tronçon fortifié long d’une vingtaine de mètres.
  • Un appareil soigné en moellons de calcaire.
  • Un réseau complexe de poutres horizontales en bois.

Cette technique de construction caractérise précisément la fin de l’âge du Fer. Ainsi, l’architecture correspond parfaitement aux standards défensifs celtiques.

Les datations scientifiques confirment le rempart de Lutèce

De plus, les analyses par le radiocarbone dissipent les derniers doutes. Les chercheurs ont daté les bois calcinés entre 200 et 10 avant notre ère.

Dès lors, les faits confirment l’existence d’une structure publique imposante au cœur de la capitale. Cet ouvrage défensif a manifestement péri dans un violent incendie généralisé.

Il évoque le brasier allumé par le chef gaulois Camulogène en 52 avant notre ère. Le chef militaire voulait alors barrer la route au général romain Labienus.

Paris puise ses racines dans l’histoire celtique

Paris n’est donc pas une émanation ex-nihilo de la civilisation romaine, mais plonge ses racines dans la pierre calcinée et l’ambition des Gaulois.

Eric

Eric Djebari Né à Colmar Vivant à Strasbourg

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