Halte au mont Cassin : le monastère ressuscité entre Rome et Naples

Pour valoriser le trajet entre Naples et Rome, nous avons fait une halte à mi-chemin au mont Cassin. Pour être franc, ce qui m’a décidé, c’est le monastère fondé par saint Benoît en 529.

Perché tout là-haut, l’éperon rocheux domine fièrement la vallée et offre un panorama vraiment extraordinaire. Pourtant, on a beau savoir que le site a été pulvérisé en 1944, l’endroit semble totalement apaisé. Plus de deux cents civils y sont morts, mais la guerre finie, les moines ont tout reconstruit à l’identique. Pour être plus précis, ils ont surtout veillé au respect des plans d’origine. C’est l’État italien, avec un vaste financement public et le soutien de dons internationaux, qui a pris en charge le chantier colossal. Ainsi, je n’ai perçu aucune cicatrice de ce drame en traversant les grands cloîtres bordés de statues.

On déambule dans d’immenses cours silencieuses, des cloîtres impeccables bordés d’arcades, avant de pousser la porte de la basilique. Là, c’est une explosion de dorures, de fresques et de marbres colorés du sol au plafond. Il est difficile d’imaginer qu’il ne restait ici qu’un champ de ruines il y a moins d’un siècle. Sous le maître-autel, on trouve même la crypte où reposent saint Benoît et sa sœur Scholastique.

Berceau historique de l’ordre des bénédictins, le monastère a servi de refuge à des princes et à des papes au fil des siècles. Aujourd’hui, le lieu a retrouvé tout son calme et accueille tranquillement près de 300 000 visiteurs par an.

Eric

Eric Djebari Né à Colmar Vivant à Strasbourg

Vous aimerez aussi...