SOS Méditerranée
Présentation
Cela fait sept ans que SOS Méditerranée porte secours à des femmes, hommes et enfants qui risquent leur vie en tentant de traverser la méditerranée. L’ONG agit en conformité avec le droit maritime international et respecte les législations dans une démarche résolument citoyenne. Néanmoins, des milliers de morts sont à déplorer chaque année, ce qui en fait le chemin d’exil le plus mortel au monde.
Évènement emblématique
En octobre 2013, un chalutier tombe en panne à deux kilomètres de Lampedusa. A son bord s’entassent plus de 500 migrants. Lorsque le bateau prend feu puis se retourne, seuls 155 personnes seront sauvées. L’émotion est grande et la réaction du gouvernement italien est à la hauteur du drame. L’Italie met en place une opération de sauvetage composée de cinq navires ainsi que des moyens aériens. 150 000 personnes seront ainsi sauvées en l’espace d’un an. Critiquée par l’UE l’opération sera arrêtée en 2014. En 2015, un autre chalutier sombrera en mer en faisant plus de 800 victimes.
Justification de l’UE
Ce qui est avancé par l’UE c’est que l’existence des secours serait une incitation à l’émigration. Or, si l’on compare les chiffres de 2014 avec ceux de 2015 on se rend compte d’une augmentation des personnes arrivées en Italie par la mer. Mais en 2015, l’opération italienne « Mare Nostrum » avait été stoppée. Outre le fait qu’il manque d’humanité, l’argument ne tient pas !
L’Aquarius
C’est le premier bateau armé par SOS Méditerranée pour secourir les rescapés. En deux ans et demi, il a sauvé la vie de près de trente mille personnes. Mais des pressions politiques l’ont privé de pavillon par Gibraltar d’abord puis par le Panama ensuite.
L’Ocean Viking
C’est un navire qui, à l’origine, servait à l’approvisionnement et au sauvetage en mer du Nord. Un pont arrière a permis d’aménager des abris et des lieux de soins pour les naufragés. Un tel bateau nécessite un budget annuel de près de 5 millions d’euros pour fonctionner
En conclusion
Tout comme pour les restos du cœur, il est anormal que ce soit une association qui vienne secourir des naufragés. L’État et plus largement l’UE a une responsabilité énorme dans ce drame humain. Les valeurs qu’elle promeut sur la scène internationale est mise à mal par le traitement apporté à ce dossier. Son désengagement, en donnant aux garde-côtes libyens les moyens d’intercepter les migrants n’est pas à mettre à leur crédit. Car il est notoire que la Libye fait courir des risques de vols, viols, séquestration et esclavagisme aux migrants.





