Droit du sol

C’est un dispositif qui est loin d’être universel et qui attribue une nationalité à une personne physique en raison de sa naissance dans un territoire donné. Il s’oppose au droit du sang qui reconnaît la filiation comme critère de nationalité.

Ce droit est fortement lié à l’histoire des pays. Les pays d’émigration sont restés attachés au droit du sang alors que les pays ayant connu une immigration de masse ont opté pour le droit du sol. Il devenait très compliqué de refuser la nationalité à des enfants d’immigrés de deuxième ou de troisième génération.

En France ce droit est remis en question. En février 2024, un sondage de l’institut CSA fait état de 65% des sondés qui souhaitaient la fin de ce droit.

Si le continent américain présente une certaine homogénéité dans ce droit du sol, il n’en est rien pour le reste du monde. Et le cas de l’Inde est emblématique car ce pays a purement et simplement aboli ce droit. En Europe, on remarque que ce sont essentiellement les anciens pays coloniaux qui octroient la nationalité en raison de leur lieu de naissance.

Mais aujourd’hui ce droit est battu en brèche un peu partout dans le monde. Les médias et certains partis politiques présentent bien souvent l’immigration comme une charge pour l’économie. Alors que la plupart des études semblent montrer qu’elle aurait plutôt un effet positif. Tout au long de son séjour, l’immigré travaille, cotise et épargne.

L’aspect économique n’est qu’un chiffon rouge que l’on agite pour cacher le racisme qui prend racine chez nous. Je rêve d’une information qui prône le vivre ensemble, d’une société éclairée et d’un peuple français pluriel et fier de son héritage humaniste.

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